En Iran, deux adolescents âgés de 16 et 18 ans ont été pendus le 19 juillet dernier, sur la place publique d'Edalat dans la ville de Mashhad au nord-est du pays. Pour dénoncer la peine de mort et la pénalisation de l'homosexualité en Iran, des rassemblements sont organisés le jeudi 11 août à Paris, Montpellier et Londres.
Ces deux garçons, mineurs au moment des faits, ont été condamnés pour le viol d'un adolescent de 13 ans, mais d'autres sources indiquent qu'en fait ils ont été exécutés en raison de leur pratiques homosexuelles. Quoiqu'il en soit, tout porte à croire que le caractère homosexuel des actes reprochés a été un élément déterminant dans la sévérité des peines prononcées et dans leur exécutions. Ces assassinats légaux s'inscrivent parfaitement dans la politique de répression et de haine homophobe de l'Etat iranien.
En outre, en exécutant ces deux adolescents, âgés de 14 et 16 ans au moment des faits, l'Iran enfreint gravement - une fois de plus - le droit humanitaire international. En tant qu'État signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention des droits de l'enfant, l'Iran s'est, en effet, engagé à ne plus exécuter des personnes mineures.
« Ces exécutions sont inacceptables et nous sommes très inquiets quant à l'évolution de la situation des droits humains en Iran » a déclaré le collectif d'associations qui a sollicité un rendez-vous auprès de l'ambassadeur d'Iran en France, afin de lui faire part de son indignation. La peine de mort est une arme de contrôle social inadmissible ; elle frappe notamment les femmes et les minorités sexuelles.